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vendredi 14 décembre 2018

This War of Mine Part 3/3


La priorité est donc de trouver de quoi se soigner. Nous sommes tous très faibles et seul Marko trouve assez d’énergie pour cuisiner quelque chose. Pas pour nous, non, mais pour avoir quelque chose à négocier au Centre-Ville, auquel Anton et Marko se rendent. Ils glanent pas mal de petites choses dans les ruines, et parviennent à acquérir suffisamment de médicaments pour tous les trois. Cveta a encore gardé notre abri et a du faire face à des voyous qui l’ont blessé avant de s’enfuir avec leur butin. Nous prenons nos médicaments et nous mangeons un peu, même si il n’y en a pas pour tout le monde. Nous cuisinerons quelque chose demain. Mais demain ne viendra pas. Au matin, Marko se rend compte que ses amis ne se réveilleront plus. La maladie les a emportés. Ils étaient trop faibles, il faisait trop froid. L’épidémie a fait beaucoup de morts cette hiver, et Anton et Cveta ne retrouveront plus jamais leurs salles de classe. Marko, lui, est resté un peu dans l’abri avant de chercher un autre endroit, d’autres compagnons d’infortune. Il s’est enfoncé dans la nuit, qui sait ce qui a bien pu advenir de lui ?...



Voilà, c’était le récit de notre première campagne, perdue car la maladie a très vite emporté nos survivants. Le hasard a bien sûr joué un rôle non négligeable. Malgré les médicaments, le destin a fait que nous n’avons pas tiré de carte permettant de baisser notre niveau de maladie (3 cartes sur 7 le permettait), puis nous avons tiré un évènement du début de nouvelle phase appelé « Epidémie » qui augmentait encore la gravité de la maladie de nos survivants. Une combinaison fatale, pour une partie qui était plutôt bien engagée. Ce côté punitif et aléatoire peut être bien entendu frustrant pour une partie des joueurs, mais on se rend bien compte à la fin d’une partie de TWOM que l’intérêt de l’expérience est ailleurs. On a vécu une histoire, en se représentant le parcours de survivants qui doivent composer avec l’horreur d’une situation de guerre et sa part de hasards malheureux. Il est évident que si le jeu était trop facile, il perdrait beaucoup de son intérêt, mais il peut aussi du coup se révéler frustrant si on chérit surtout le goût de la victoire.

 

TWOM est donc un jeu éminemment narratif, même si les mécaniques du jeu sont très correctes quoique légèrement laborieuses. Je vous conseille d’ailleurs un premier tour de jeu à vide pour comprendre le fonctionnement, pourquoi pas par une seule personne au préalable. En effet, le premier tour vous semblera trèèès long. Mais tout s’arrange rapidement. TWOM a une belle courbe d’apprentissage. Vous vous rendrez vite compte de ce qu’il est utile de bricoler rapidement (enfin, tout dépend de votre stratégie) ; et au fur et à mesure vous explorerez de nouvelles pistes de survie (le commerce, les rencontres, les bricolages). Qui plus est, les survivants me semblent assez variés et différents, ce qui assure une rejouabilité certaine et impactera vos chances de survie d’une partie à l’autre. Le jeu dispose (en tout cas dans sa version KS) d’une offre pléthorique permettant d’ajouter des composants nouveaux. On se rend tout de même compte du boulot accompli ; même si n’ayant pas encore testé toutes les extensions, je ne peux pas assurer qu’elles présentent toutes un grand intérêt.
Bref, TWOM est une expérience un peu à part. Ce n’est pas le jeu le plus fluide de tous les temps ni le plus amusant mais il traite d’un sujet très sérieux et se pose comme un repère important dans le paysage des jeux narratifs. Le travail réalisé sur les presque 1500 scripts est impressionnant et vous plongera dans une véritable aventure dont vous devriez vous souvenir longtemps si vous faites l’effort de vous y investir. A jouer de temps en temps, justement pour se rappeler la chance que l’on a de ne faire que « jouer la guerre ».

dimanche 9 décembre 2018

This War of Mine Part 2


L’aube se lève sur de nouvelles craintes, mais il faut continuer à s’occuper. Nous nous sommes résolus à manger les rongeurs qui pullulent, ou tout autre petit animal qui passerait sous l’assommoir que nous venons d’installer. Nous avons aussi nettoyé notre collecteur pour récupérer encore de l’eau s’il pleut. Nous repartons en collecte dans l’Hôpital de Ville, dans lequel nous trouverons toujours plus de médicaments ou de bandages… s’il en reste… En effet, une épidémie a commencé à faire rage, partie d’un camp de civils que nous n’avons d’ailleurs jamais réussi à aider malgré leur demande. Nous n’avions tout simplement pas assez de nourriture pour en partager. Heureusement nous avions récupéré des médicaments lors d’une précédente collecte, mais il fait tellement froid que ça ne suffit pas à nous remettre complètement d’aplomb.
La collecte se passe bien, nous n’avons rencontré personne et c’est finalement tant mieux. Alcool pur, médicaments, produits chimiques et herbes médicinales dans le sac, nous prenons le chemin du retour. L’alcool pur que nous avons trouvé pourra nous être utile pour négocier quelque chose plus tard, car beaucoup noient encore leur mal-être dans l’alcool. Et cela permet d’oublier la faim. Nous ramenons quelques composants et un peu de bois, aussi, ainsi qu’une guitare cassée. S’en servira-t-on jamais ?
Au retour de la collecte, Cveta nous raconte qu’une bande de civils affamés a tenté de nous dérober nos réserves. Ils n’ont pas osé attaquer Cveta, armée d’un couteau, mais ils ont réussi à prendre un paquet de sucre et des cigarettes. Nous nous estimons heureux, car des rumeurs circulent faisant état de bandes organisées qui pillent les refuges des civils et tuent sans vergogne. Pour l’instant nous n’avons pas attiré trop de convoitises.


Aussitôt levés, nous cuisinons les animaux capturés durant la nuit. Notre assommoir s’est révélé efficace, et nous avons récupéré assez de viande pour se concocter un repas très décent à l’aide de notre poêle amélioré. Etait-ce un chat ? Peu importe. Tout le monde mange à sa faim, c’est assez rare pour être mentionné. Nous avons même pu constituer des réserves de viande séchée. Par contre nous sommes toujours malades, tout le monde tousse. Nous préparons notre piège et vérifions notre collecteur.
Cette nuit, seul Marko part en collecte, toujours dans l’hôpital. Anton doit dormir, il est épuisé par la privation de sommeil. Cveta monte encore la garde. Marko rapporte des légumes (probablement abandonnés là par quelqu’un qui ne viendra plus jamais les chercher), des cigarettes, des pièces d’armes et des douilles, entre autres. La ville est tapissée des restes de la guerre. Pour l’instant toutes ces pièces d’arme, ces douilles et ces munitions ne nous servent à rien d’autre que d’avoir un petit pécule pour commercer (la mort se vend bien) mais nous commençons aussi à nous dire qu’il faudra peut-être s’armer bientôt plus lourdement qu’avec nos couteaux, même si nous n’avons pas envie de devenir des prédateurs pour Sarajevo.
Justement, la nuit aura été dure. Des gangs violents et des voyous ont sillonné la ville cette nuit, comme si ils s’étaient organisés pour tout ratisser. Nous subissons deux attaques la même nuit. Heureusement Cveta a réussi à se défendre des uns et à se cacher des autres. Sinon elle serait morte à l’heure qu’il est. Nos barricades les ont un peu gênées, mais ils ont pillé très largement nos réserves. Toute notre nourriture a disparu. Notre pelle, aussi. Et bien sûr nos médicaments. C’est peut-être le pire, car nous sommes tous de plus en plus malades avec ce froid. A l’hôpital, Marko a assisté à une scène extraordinaire. Un barbier s’était installé dans une pièce du bâtiment pour prodiguer gentiment un peu de dignité aux civils. Marko, avec sa barbe et ses cheveux hirsutes, aurait bien eu besoin de passer entre ses mains. Mais il n’avait déjà plus le temps pour ça, et trop de choses à rapporter pour risquer de les poser dans un coin pendant que le barbier s’occupait de lui. Tant pis.


Le lendemain, la fatigue de nos activités nocturnes se fait sentir pour Marko et Cveta. Nous nous disons que fabriquer un lit pourrait être une bonne idée, nous avons mal partout à force de dormir à même le sol. On n’oublie pas si facilement des années de confort. Il se révèle tout de suite utile. Anton et Marko décident de faire une petite sieste, ce qui leur redonne immédiatement des forces. Avec un peu de chance et d’organisation nous pourrons éviter de prendre des nuits de repos entières. Nous avons aussi renforcé notre refuge en installant encore plus de barricades. Mais Cveta a besoin d’une bonne nuit de sommeil, surtout après ce qu’elle a traversé la nuit dernière. Elle a vu la mort de près. Heureusement jusque-là elle a pu piocher dans nos réserves de café pour tenir le coup.
Anton monte la garde cette nuit. Ce n’est pas fait pour nous rassurer, car sa blessure par balle n’a toujours pas cicatrisé. Damnés snipers ! Si d’aventure nous étions attaqué, il pourrait ne pas voir le jour se lever. Marko, revigoré par sa sieste, part encore courageusement en collecte. Nous avons trouvé un chemin par les égouts qui mènent presque en ligne droite à un entrepôt. Marko et Anton se mettent d’accord pour s’y retrouver à mi-chemin au petit matin pour ramener plus de ressources. Marko ramène de l’alcool frelaté, des légumes encore consommables, des composants en métal et du bois. Mais l’entrepôt était gardé et Marko a vite filé lorsqu’ils l’ont menacé de s’en prendre à lui s’il restait dans le coin. Il a rencontré un gamin qui cherchait son chien. L’instinct du pompier, sans doute, mais Marko est entré dans le tunnel étroit dans lequel le chien avait disparu. Marko l’a retrouvé. Il arrachait des lambeaux de chair d’un cadavre de femme en putréfaction. Comment était-elle arrivée ici ? Marko a manqué de vomir, heureusement il avait le ventre vide. Le chien n’a pas voulu laisser sa nourriture comme ça, il a mordu Marko qui tentait de le sortir de là. Avec un regard, le gamin l’a remercié et est reparti d’où il venait. Marko, lui, en sort avec le sentiment du devoir accompli et… une belle morsure. Le chien a planté ses dents profondément dans sa main, et la plaie montre déjà des signes d’infection… Le cadavre, probablement. Aider les autres n’est que rarement récompensé en temps de guerre.
Au contraire de la nuit précédente, Anton n’a vu personne. Il a même pu s’offrir le luxe de se souvenir des promesses qu’il a faites à ceux qui sont déjà partis. Il a promis de survivre ; et il a fait son possible jusque-là. Notre assommoir a heureusement fourni un peu de nourriture (contrairement à la nuit précédente), nous allons pouvoir cuisiner quelque chose au matin. L’eau ne manque toujours pas. 


Nous avons survécu quelques nuits de plus. Mais nous sommes tous très malades et nous manquons cruellement de médicaments. L’hôpital a en effet été bombardé et il n’y reste plus rien. Il va falloir commercer pour obtenir des médicaments ou la maladie aura raison de nous…

dimanche 2 décembre 2018

This War of Mine


TWOM est un jeu un peu à part. Aujourd’hui la production ludique est assez touffue, voire pléthorique. Quelques jeux se démarquent, mais peu d’entre eux abordent finalement de vrais sujets de société ; ou s’appuient sur une réalité douloureuse. TWOM est clairement de ceux-là. Dans TWOM, j’aurais du mal à dire qu’on est vraiment là pour se divertir. On rigole rarement. Mais on calcule, évidemment, on survit (parfois), et donc on s’amuse quand même. Mais l’essentiel est ailleurs. Dans une campagne type, vous tentez en effet d’assurer la survie d’un groupe d’hommes et de femmes pris au piège d’une guerre civile. Directement inspiré de la Guerre de Yougoslavie, TWOM propose une expérience assez unique, et plutôt sérieuse pour un jeu de plateaux (portage du jeu vidéo du même nom). Je ne vais pas m’appesantir sur les règles, d’autres reviews existent déjà. Je me suis dit que proposer le récit d’une campagne était le meilleur moyen de se représenter le jeu. Voilà donc celui de notre campagne :

Cveta, Anton et Marin sont trois survivants que le hasard a probablement réuni dans une demeure chancelante des faubourgs de Sarajevo. Cveta était directrice d’école, Anton professeur de mathématiques et Marin garagiste. Leur passé s’est perdu dans la brume de la guerre. Qu’est devenue leur famille ? Comment se sont-ils rencontrés ? Peut-être Cveta et Anton travaillaient-ils dans le même établissement ? 


Quoi qu’il en soit, le trio commence par essayer de nettoyer les gravats qui encombrent la maison. Ils y glanent les quelques aliments qui peuvent encore se trouver sous les décombres, du bois et des bouts de ferraille. Ils installent dès leur première journée des planches sur les fenêtres pour limiter les inévitables intrusions. Cela nécessite l’installation d’un atelier de fortune pour préparer les planches ou bricoler ce qui peut l’être encore. Cette première journée est donc essentiellement consacrée à se protéger, car les prédateurs se révèlent en temps de guerre, nous en avons tous fait l’amère expérience. Une fois la nuit tombée, nos survivants enfilent leurs vestes et préparent leur sac à dos dans l’espoir de glaner des choses dans les ruines de la ville. Il faut se déplacer la nuit, pour éviter les tirs de sniper. La première récolte n’est pas mauvaise et surtout, nous n’avons rencontré personne. Il faut se méfier de tout le monde. Cveta a gardé le refuge pendant l’absence d’Anton et Marin. Heureusement personne n’a tenté de rentrer dans notre refuge, Cveta a même pu se laisser aller à rêver à sa vie d’avant.

La deuxième journée est déjà plus difficile, la fatigue de la récolte nocturne se faisant ressentir cruellement. Mais nos survivants font l’effort de continuer à nettoyer le refuge. Il faut trouver de la nourriture, car même si nous ne sommes pas encore affamés, nous savons que ça ne durera pas. De plus, l’Hiver a fait une arrivée fracassante à l’extérieur. Heureusement, le calfatage de notre refuge nous évite d’avoir trop froid.
Pour Marin, le garagiste, le poids de la réalité se fait de plus en plus sentir. C’est bête mais prendre son café lui manque. Nous n’en avons pas. Il se sent mal. Pourtant il essaye de noyer son mal-être en nous bricolant un poêle rudimentaire. Justement, nous nous en servons pour cuisiner quelque chose qui nous fera du bien. Mais il n’y en a pas pour tout le monde. Heureusement, nous ne manquons par contre pas encore d’eau.

La deuxième nuit permet encore de récolter des choses. Il faut repousser ses limites, se reposer maintenant pourrait nous mettre en grand danger. Les yeux rougis, il faut encore aller hanter les ruines de la ville et espérer rapporter quelque chose. Nous rencontrons des vagabonds mais nous ne nous parlons pas. La récolte n’est pas énorme, mais nous pouvons rapporter de l’eau. La soif, c’est peut-être le pire.
Puis, après un bref repos, il faut encore finir d’arranger le refuge, même le ventre vide. Disposer d’eau potable est notre prochaine priorité. Nous utilisons donc les vieilles gouttières pour bricoler de quoi récupérer les eaux de pluie.
La nuit tombe. Anton a besoin de dormir, Marin décide de garder le refuge. Il est d’humeur sombre. Cveta part seule cette fois. Elle n’est pas très robuste et ne ramassera pas grand-chose. Du moins c’est ce que nous nous disons en la laissant s’enfoncer dans la nuit. Nous nous trompons. Elle va trouver pas mal de petites choses dans l’Hôpital de la Ville. Des bandages, des médicaments, entre autres. Ca ne pèse pas grand-chose mais ça peut vous sauver la vie, et ça vaut énormément au marché noir. En effet, le troc permet de monnayer ce que l’on n’a pas. Il va en effet falloir rapidement trouver de la nourriture, parce nous n’avons plus rien à manger et n’avons pas pu installer de piège pour les petits animaux. Même des rats feraient l’affaire, mais nous n’avons rien. Pire, Anton et Cveta sont maintenant seuls. Marin s’est suicidé au petit matin, juste après avoir contemplé les premières lueurs de l’aube. Tout ça était trop lourd pour lui. Comment le blâmer ? Et qui se souviendra de son histoire ?... Nous parcourons les pages d’un journal trouvé dans les ruines de l’hôpital. Des souvenirs de guerre, des scènes dures sont les derniers témoins de vies disparues. Ce n’est pas forcément fait pour nous réconforter.
Il faut pourtant se ressaisir, continuer à croire que cette guerre s’arrêtera un jour. Nous nous aventurons un peu à l’extérieur, au mépris des risques. Besoin d’un bol d’air, sûrement. Comme un signe, quelqu’un cogne aux portes de notre refuge. C’est un ancien pompier : Marko. Il est armé et aussi affamé. Par quoi est-il passé pour échouer ici ? Il nous demande asile. Nous l’accueillons bien volontiers, nous savons que la force réside dans le nombre. Nous lui donnons les derniers légumes à notre disposition pour qu’il puisse oublier juste un instant la faim qui le tenaille. Il se rend tout de suite utile. Il améliore le poêle et nous pouvons récupérer de l’eau, car le colleteur d’eau fonctionne.
Cette nuit-là, Cveta reste encore au refuge. Marko insiste pour sortir, pour nous remercier. Anton et lui emportent du sucre et des bijoux trouvés précédemment dans l’espoir que quelqu’un voudra bien troquer quelque chose. Des rumeurs font état de snipers qui s’amusent avec leurs lunettes de visée nocturne dans les rues de Sarajevo. Tant pis. 


Malheureusement, Anton en est victime peu de temps avant qu’une tempête de neige ne nous protège des tueurs. Il continue malgré tout. La blessure est grave mais nous avons des bandages au refuge. La récolte n’est pas extraordinaire cette nuit-là mais nous avons rencontré des rebelles qui ont accepté de commercer avec nous. Nous leur avons donné ce que nous avions et une guitare abîmée que nous venions de trouver en échange d'une conserve et de quelques babioles, notamment des produits chimiques que nous pensons utiliser pour capturer des rongeurs. La conserve est aussitôt dévorée par Marko, au bord de l’épuisement. Juste avant de quitter les lieux, nous croisons un enfant qui joue au ballon. Scène surréelle. Il voudrait jouer avec nous mais nous n’avons déjà plus le temps, il faut encore rentrer au refuge. Cveta n’a encore vu ni entendu personne cette nuit. Nous avons de la chance. En 4 nuits, personne n’est encore venu tenter de tout nous voler. Ça ne peut pas durer. D’autres épreuves sont à venir, nous en sommes certains…

A suivre…